Fauré / Haendel / Mendelssohn

Présentation des œuvres de Fauré, Mendelssohn et Haendel

Fauré (1845 – 1924)

Le Cantique de Racine est le devoir de fin d’année du Gabriel Fauré de 20 ans qui achevait ses études de composition à l’Ecole Niedermayer de Paris. Mais ce simple devoir d’élève s’est révélé un bijou aujourd’hui chanté dans le monde entier.

Le Requiem de Fauré a été écrit en deux temps : Pour commémorer la mort de son père, Fauré en a dirigé une première version en 1888, en l’église La Madeleine de Paris, avec les petits garçons de sa chorale en soprani et en alti et leurs pères en basses, en ténors ou enrôlés dans l’orchestre.
Le tout en cachette des autorités de la paroisse qui n’ont pas du tout apprécié l’initiative : « Monsieur Fauré, le répertoire de la Madeleine est suffisamment riche et nous vous demandons à l’avenir de vous y conformer« . Mais le public parisien a adoré ce nouveau Requiem que Fauré a lui-même qualifié de Berceuse de la mort.

Deux ans plus tard, à l’occasion de la mort de sa mère, Fauré a rajouté un Libera me, un Agnus Dei, ainsi que deux cors et deux timbales à son Requiem d’origine. C’est cette seconde version que Pro Musica va chanter en mai 2026.

Mendelssohn (1809 – 1847)

C’est à 22 ans que Félix Mendelssohn écrivit le Psaume « Verleich uns Frieden gnädiglish » sur un texte de Martin Luther : « Donne-nous la paix, Seigneur, aussi longtemps que nous vivrons car toi seul, notre Dieu, peut se battre pour nous ». 

Premier mouvement du « Psaume 42 » 

Cette oeuvre date des 28 ans de Mendelsohn et son texte est éminemment  poétique : « comme le cerf brame après l’eau vive, mon âme crie vers toi, mon Dieu ».

Le « Psaume 115 » a la particularité d’être chanté en latin car Mendelsohn l’a écrit durant le long séjour qu’il a effectué à 21 ans en Italie. Il est divisé en quatre mouvements dont un majestueux chœur d’entrée, un duo soprano/ténor suivi d’un chœur, un air de baryton solo et un chœur final dont le début est à huit voix. 

Haendel (1685-1759)

« Your voices tune » 

Haendel  a écrit ce choeur pour devenir la fin d' »Alexander’feast« , un oratorio profane dans l’ensemble plutôt guerrier, composé 10 ans plus tôt.

Mais ici tout n’est que joie et espérance : « Accordez et élevez vos voix jusqu’à la voûte du ciel et que cette soirée soit vouée à l’amour et à l’harmonie » 

« Lascia che pianga » est un arrangement  pour choeur mixte et piano d’une célèbre aria tirée de l’opéra « Rinaldo » que Haendel écrivit à 24 ans.

Almirena, prisonnière du roi de Jérusalem qui l’a enlevée, supplie son ravisseur de la libérer : « Laissez-moi pleurer sur mon sort cruel et soupirer après ma liberté perdue »

« The King shall rejoice » est le troisième des quatre Coronation anthems (Hymnes du couronnement) que Haendel a écrit pour celui du roi  George II,  alors qu’il n’était pas  musicien officiel de la Cour d’Angleterre. Mais il l’ a fait à la demande expresse de la nouvelle reine Caroline qui était sa grande amie. « Le Roi va se réjouir de Ta force, ô Seigneur »